● Goodbye blue sky



Je déménage ici


See ya


"C'est l'école de la vie à l'air libre, là où le ciel est l'toit. Entre ciment et belle étoile"

# Posté le lundi 27 août 2007 13:37

● Furieux. 29.06.07 ●

● Furieux. 29.06.07 ●
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# Posté le jeudi 23 août 2007 16:01

Modifié le dimanche 26 août 2007 12:25

Is there a place for the hopeless sinner who has hurt all mankind just to save is own ?



"Alors, d'un seul coup, il comprit avec stupeur qu'il n'était pas malheureux. La présence physique de Sabina comptait beaucoup moins qu'il ne le croyait. Ce qui comptait, c'était la trace dorée, la trace magique qu'elle avait imprimée dans sa vie et dont personne ne pourrait le priver. Avant de disparaître de son horizon, elle avait eu le temps de lui glisser dans la main le balai d'Hercule et il en avait balayé de son existence tout ce qu'il n'aimait pas. Ce bonheur inopiné, ce bien-être, cette joie que lui procuraient sa liberté et sa vie nouvelle, c'était un présent qu'elle lui avait offert."

Kundera,
L'insoutenable légèreté de l'être.
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# Posté le jeudi 16 août 2007 08:52

Modifié le dimanche 19 août 2007 17:08

Il existait un lendemain sordide, plus effrayant encore qu'on ne l'aurait cru. Une aube sans espoir et pourtant il faut croire que tu as choisi de naitre ce soir.

" Ce qui est pire c'est qu'on se demande comment le lendemain on trouvera assez de force pour continuer à faire ce qu'on a fait la veille et depuis déjà tellement trop longtemps, où on trouvera la force pour ces démarches imbéciles, ces milles projets qui n'aboutissent à rien, ces tentatives pour sortir de l'accablante nécessité, tentatives qui toujours avortent, et toutes pour aller se convaincre une fois de plus que le destin est insurmontable, qu'il faut retomber au bas de la muraille, chaque soir, sous l'angoisse de ce lendemain, toujours plus précaire, plus sordide.
C'est l'âge aussi qui vient peut-être, le traître, et nous menace du pire. On a plus beaucoup de musique en soi pour faire danser la vie, voilà. Toute la jeunesse est allée mourrir déjà au bout du monde dans le silence de vérité. Et où aller dehors, je vous le demande, dès qu'on a plus en soi la somme suffisante de délire ? La vérité, c'est une agonie qui n'en finit pas. La vérité de ce monde c'est la mort. Il faut choisir, mourir ou mentir. Je n'ai jamais pu me tuer moi. "



Voyage au bout de la nuit
Louis-Ferdinand Céline
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"Il s'accouda à la balustrade et fuma sa première cigarette en regardant les oiseaux tombés sur le sable : il y en avait qui palpitaient encore. Personne n'avait jamais pu lui expliquer pourquoi ils quittaient les îles du large pour venir expirer sur cette plage, à dix kilomètres au nord de Lima : Ils n'allaient jamais ni plus au nord ni plus au sud, mais sur cette étroite bande de sable longue de trois kilomètres exactement. Peut-être était-ce pour eux un lieu sacré comme Bénarès aux Indes, où les fidèles vont rendre l'âme : Ils venaient jeter leur carcasse ici avant de s'envoler vraiment. Ou peut-être volaient-ils simplement en ligne droite des îles de guano qui étaient des rochers nus et froids alors que le sable était chaud et doux lorsque leur sang commençait à se glacer et qu'il leur restait juste assez de force pour tenter la traversée. Il faut s'y résigner : il y a toujours à tout une explication scientifique. On peut évidemment se réfugier dans la poésie, se lier d'amitié avec l'Océan, écouter sa voix, continuer à croire aux mystères de la nature. Un peu poète, un peu rêveur... On se réfugie au Pérou, au pied des Andes, sur une plage où tout finit, après s'être battu en Espagne, dans le maquis en France, à Cuba, parce-qu'à quarante-sept ans on a tout de même appris sa leçon et qu'on attends plus rien ni des belles causes ni des femmes : on se console avec un beau paysage. Les paysages vous trahissent rarement. Un peu poète, un peu rê... La poésie sera du reste expliquée un jour scientifiquement, étudiée comme un simple phénomène sécrétoire. La science avance triomphalement sur l'homme de tous les côtés. On devient propriétaire d'un café sur les dunes de la côte péruvienne, avec seulement l'Océan comme compagnie, mais à cela aussi il y a une explication : l'Océan n'est-il pas l'image d'une vie éternelle, la promesse d'une survie, d'une ultime consolation ? Un peu poète... Il faut espérer que l'âme n'existe pas : la seule façon pour elle de ne pas se laisser prendre. Les savants en calculeront bientôt la masse exacte, la consistance, la vitesse ascensionnelle... Quand on pense à tous les milliards d'âmes envolées depuis le début de l'Histoire, il y a de quoi pleurer : une prodigieuse source d'énergie gaspillée : en bâtissant des barrages pour les capter au moment de leur ascension, on aurait eu de quoi éclairer la terre entière.L'homme sera bientôt entièrement utilisable. On lui a déjà pris ses plus beaux rêves pour en faire des guerres et des prisons. Dans le sable, certains oiseaux étaient debout..."



Romain Gary,
Les oiseaux vont mourir au Pérou.
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lepoidsdesmots, Posté le lundi 12 février 2007 18:35

J'aime quand tu dis ca, je sens poindre sur ton visage le sourire satisfait d'un esprit qui se croit trop malin, trop fort d'etre a l'origine d'un comportement jugé cruel mais n'est autre que la volonté d'etre différent et finalement, se fond dans la masse commune des hypocrites.
J'aime quand tu te vexes, quand tu te crois potentiellement supérieure mais que ton orgueil blessé par trop d'attaques, se défend avant de se retrancher honteux et vaincu de s'etre cru dignitaire légitime d'une improbable hégémonie.
J'aime quand tu crois pouvoir riposter, quand tu crois tes mots faibles capables de désarmer un stratagème psychologique déja trop efficace pour souffrir une prétendue faille.
J'aime quand tu t'obstines à vouloir garder le dessus, quand tu te noies, saisie par les pointes d'eau glacée qui embrassent les moindres de tes mouvements saccadés au rythme du martèlement des tambours calomnieux de ma victoire.
J'aime quand, soumise par une démonstration pompeuse tu affiches non sans trop d'éloquence un sentiment d'indifférence masquant mal une complaisance remise en doute et un mépris mêlé d'arrogance exacerbée.
J'aime enfin quand exasperée par ta propre inaptitude à répondre, tu te contentes d'un mutisme profond empreint d'une haine réelle a l'égard de celle qui fut jadis ton maitre.

# Posté le mercredi 15 août 2007 09:30

Modifié le lundi 20 août 2007 17:52